Obtenir son baccalauréat avec 13,75 de moyenne générale, intégrer l'École Supérieure de Commerce Extérieure avec la rentrée d'intégration le 7 septembre, avoir son permis de conduire, se servir d'une petite Clio II (en attendant la MINI promise, qui sait ?), avoir des amis toujours fidèles, partir vers des destinations inconnus, participer à des soirées grande débauche, passe ses journées à glander, jouer sans jamais s'arrêter à la console, prendre le soleil, s'amuser à faire des folies, faire chauffer la Carte Bleue, exploser le forfait avec un nouveau téléphone qui va de pair, prendre les photos les plus ambigues possibles au point de ne pas pouvoir les afficher sur Facebook, vider ses entrailles pour boire davantage ensuite, voir des éléphants roses, phaser pendant des heures pour essayer de se souvenir de ce qu'on a fait la veille, danser toute la nuit sur le dancefloor et chanter sur le podium "DAMN, A SEXY BITCH !", retrouver ses amis étrangers, se faire disputer parce qu'on est pas rentré la nuit dernière, lutter pour pédaler à 7h45 le matin, aller au cinéma voir les derniers films hype, bader en repensant au passé, se déguiser, insulter les mauvais conducteurs, mettre la musique très fort dans la voiture, faire le marché en caleçon pour homme, se lancer ses propres défis, tenir le rôle de femme au foyer, ne pas ranger sa chambre et ne pas y faire le ménage, écouter ses musiques préférées sur la chaise longue et bronzer, avoir peur de l'orage, jeter des coussins sur son chat qui miaule à l'oreille trop tôt le matin, émerger en fin d'après-midi et tenter de trouver une solution pour cacher ses yeux rouges et ses cernes, refuser de se nourrir, faire des grosses bêtises mais ne pas vraiment les regretter, rigoler encore et encore, et finalement se baigner dans ses pensées, devenir asociale, ne plus rien comprendre, laisser passer le temps, s'énerver, damner les gens, croire que l'on ne s'en sortira pas, pleurer et se perdre, tout simplement. THE END